Le procédé qui sous-tend la création de mes peintures découle d’une esthétique de la trace. On utilise deux toiles collées, et par un processus d’arrachement, l’une reste et l’autre part. Celle qui reste est porteuse en trace de celle qui part et devient son complice. L’arrachement de la matière devient la métaphore de l’arrachement de l’espace de la culture d’origine. La matière devient les traces d’un procédé humain, d’une charge émotionnelle de l’histoire, d’une recherche de l’origine...